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COP28 : quels sont les objectifs de la Conférence de Dubaï et pourquoi fait-elle polémique ?

Parce qu’elle rassemble près de 200 pays chaque année pour échanger et agir contre le réchauffement climatique, la COP est un événement aussi attendu que crucial malgré une faible couverture médiatique.

Où et quand se déroulera la COP28 de 2023 ? Quels sont ses objectifs mais également les polémiques qui entourent déjà cette nouvelle édition ? ESG Act fait le point.

Manifestation climat à Paris

Qu’est-ce que la COP ou Conference of the Parties ?

 Entrée de la COP 27 à Sharm El-Sheikh en Egypte

La COP, ou Conférence des Parties, est l’organe décisionnel suprême de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Elle veille chaque année à sa bonne application par l’ensemble des Parties signataires et peut, au besoin, négocier de nouveaux engagements au regard des données scientifiques récentes sur le climat et la biodiversité.

Les COP sur le climat découlent directement d’un autre rendez-vous majeur : le Sommet de la Terre. En effet, c’est lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 que le changement climatique ainsi que son origine anthropique sont officiellement reconnus à un niveau international. 

Cette reconnaissance marque un tournant dans la lutte contre le réchauffement avec la signature par 198 pays (ou Parties) de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. L’objectif de la convention, ou CCNUCC, est de surveiller et contenir les émissions de gaz à effet de serre à un niveau garantissant la soutenabilité du climat. Elle s’appuie en grande partie sur le premier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) publié en 1990.

Depuis, les pays signataires de la CCNUCC se rassemblent chaque année dans le cadre de la Conférence des Parties afin d’évaluer la mise en œuvre de la convention par chaque pays. La première COP se déroule ainsi en Allemagne en 1995 mais le premier rendez-vous clé est 1997 avec la signature du protocole de Kyoto, fixant des objectifs contraignants de réduction de 5 % de six gaz à effet de serre par rapport aux relevés de 1990.

La seconde date clé de la “COP climat” est 2015 avec la ratification de l’Accord de Paris reconnaissant l’inévitabilité d’une partie du changement climatique et définissant un objectif de limitation du réchauffement à moins de 2° par rapport à l’ère préindustrielle, idéalement 1,5°.

Où et à quelle date se déroulera la COP 28 ?

La COP 28 se déroulera à Dubaï, ville la plus importante des Émirats arabes unis (UAE) devant sa capitale Abou Dabi. Elle démarrera le 30 novembre pour se terminer le 12 décembre 2023.

Initialement prévue en 2022, la Conférence de Dubaï sur les changements climatiques a été décalée d’un an en raison de la crise sanitaire et du report de la COP 26 de Glasgow.

Notons que de précédentes COP ont déjà été organisées au Moyen-Orient en 2012 au Qatar et en 2022 en Égypte.

Qui présidera la COP 28 ?

Révélé début janvier 2023, le président de la COP 28 sur le climat est Sultan Ahmed Al Jaber, actuel ministre de l’Industrie et des technologies avancées des Émirats arabes unis, et également à la tête de l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC).

Compagnie pétrolière nationale, l’ADNOC est la 12ème plus grande entreprise mondiale en termes de production et la plus importante des Émirats arabes unis.

Enfin, en présidant la COP 28, Sultan Al Jaber est tout sauf en terrain inconnu puisqu’il est envoyé spécial de son pays pour le changement climatique et a conduit plusieurs délégations émiraties lors des précédentes Conférences.

Quels sont les objectifs de la COP de 2023 ?

Vue paysage de la ville de Dubaï

Pour bien comprendre les objectifs de la COP 28, il est nécessaire de revenir sur le déroulement de la COP27, largement considérée comme un échec.

Avec pas moins de 636 lobbyistes du fossile arpentant les couloirs de l’International Convention Center de Sharm El-Sheikh, il n’est en effet pas étonnant que la sortie progressive des énergies fossiles comme levier d’action contre le réchauffement climatique n’ait été mentionnée nulle part dans l’accord final. Des pays comme l’Arabie Saoudite, l’Iran ou encore la Russie se sont d’ailleurs fermement opposés à la mention des mots “pétrole” et “gaz” dans l’accord final de la COP 27.

Seul point positif au tableau de la Conférence égyptienne : la création d’un fonds pour les Pertes et Préjudices destiné aux pays déjà concernés par le changement climatique et réclamant réparation face à des aléas que l’adaptation ou l’atténuation ne peuvent désormais plus éviter.

C’est dans ce contexte d’inertie et de vives critiques (nous y reviendrons plus bas) que la COP 28 se dessine. Le rendez-vous est pourtant crucial puisqu’il doit permettre de réaliser le premier bilan mondial relatif à la mise en œuvre de l’Accord de Paris et au respect d’une trajectoire ne dépassant pas les +1,5 degrés de réchauffement. 

Et parce qu’une première compilation des plans d’action nationaux a d’ores et déjà montré le manque d’ambition des États dans la lutte contre le changement climatique, des leviers d’intensification sont à prévoir.

Est enfin attendu de la COP 28 un accord sur un nouvel objectif de financement ainsi qu’un objectif mondial sur l’adaptation. Dire que l’enjeu est grand est donc un euphémisme.

Pourquoi la COP 28 fait déjà polémique ?

Si vous avez lu avec attention l’ensemble de cet article, la polémique entourant la COP 28 ne devrait pas être une surprise.

Effectivement, l’organisation de la COP aux Émirats a, à elle seule, déjà fait couler beaucoup d’encre. Alors que le pays était classé 4ème plus grand pollueur au monde par habitant en 2019 et qu’il figure parmi les principaux exportateurs de pétrole, difficile de ne pas afficher au mieux un certain scepticisme et d’y voir, au pire, une vaste campagne de greenwashing.

Comment ne pas souligner non plus le conflit d’intérêts que représente la nomination d’un patron de compagnie pétrolière dans le cadre d’une conférence mondiale sur le climat. C’est d’ailleurs la première fois dans l’histoire de la Conférence des Parties qu’un PDG est désigné à sa présidence. 

Sans surprise, cela n’a pas manqué de faire bondir les ONG telles que Greenpeace, Climate Action Network ou Les Amis de la Terre qui ont alerté sur les menaces que faisait peser cette nomination sur la légitimité et l’efficacité de la COP28 dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les prises de positions pro-fossile de Sultan Al Jaber n'arrangent rien à l’affaire. Le lendemain de sa nomination, le futur président déclarait ainsi : “Les politiques visant à se désinvestir des hydrocarbures trop tôt, sans alternatives viables adéquates, sont autodestructrices. Nous apporterons une approche pragmatique, réaliste et axée sur les solutions”. Et d’ajouter quelques jours plus tard : “Nous devons limiter la hausse mondiale des températures à 1,5 degré sans ralentir la croissance économique”.

Mais nous laisserons le mot de la fin aux 27 sénateurs et membres du Congrès américain appelant à la démission d’Al Jaber via une lettre adressée fin janvier à John Kerry, l’envoyé des États-Unis pour le climat : "Un champion des énergies fossiles chargé des plus importantes négociations climatiques au monde, ce serait comme le PDG d’un conglomérat de cigarettiers chargé de la lutte contre le tabagisme".

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