“Pas de justice climatique sans justice sociale”.
Ce slogan régulièrement scandé durant les manifestations climat prend à juste titre sa source dans l’accroissement des inégalités et la concentration des ressources par une minorité de personnes.
En effet, comment imaginer un avenir plus durable sans une plus juste répartition des richesses ?
Comment demander aux populations de revoir leurs modes de consommation, lorsque les 1 % les plus riches émettent en moyenne autant de CO₂ que deux tiers de l’humanité, soit environ 5 milliards de personnes*, et que ce sont les plus pauvres qui paient déjà le plus lourd tribut au changement climatique ?
Comment contenir le réchauffement à +1,5° et s’assurer une meilleure résilience énergétique au niveau national lorsque des millions de logements sont des passoires thermiques ?
Si les questions soulevées ci-dessus relèvent majoritairement de la puissance publique, l’entreprise a un rôle majeur à jouer dans la prise en compte du pilier social du développement durable avec par exemple :
- La fin de l’inégalité salariale entre les femmes et les hommes
- La lutte contre les violences sexistes et sexuelles
- L’adaptation de l’environnement de travail aux personnes handicapées (et non l’inverse)
- La prévention du burnout et des maladies à caractère professionnel via un aménagement des horaires et la diminution des temps de trajet
- La création d’un espace de confiance pour les personnes minorisées (personnes racisées, LGBTQIA+...)
- L’échange régulier et apaisé avec les syndicats et les représentants du personnel
- La promotion de la formation continue
- Le financement d’initiatives et l’aide aux associations locales
- Le soutien à l’entrepreneuriat social en interne
- …
*Source : Oxfam France – Égalité climatique : une planète pour les 99 % – Consulté le 22/01/2024