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Low-tech : définition, origine et exemples concrets au quotidien

Pollution, obsolescence programmée, atteintes à la vie privée, troubles du comportement… Derrière les promesses de progrès et de vie meilleure apportées par les nouvelles technologies, la réalité est souvent moins réjouissante. 

Pourtant, il est possible d’adopter une posture critique à l’égard de la high-tech sans pour autant balayer tous ses apports d’un revers de main. C’est la mission que se donne la low-tech en prônant la sobriété technologique… et bien plus.

Que sont les low-tech et quels en sont les meilleurs exemples aujourd’hui ? Comment les mettre en œuvre dans son quotidien ? Tour d’horizon de ce paradigme de pensée au futur tout tracé.

Téléphone à clapet noir à l’écran cassé

Qu’est-ce que la low-tech ?

La low-tech (pour low technology ou basse technologie en français) englobe un ensemble de produits, services, savoir-faire, culture ou philosophie répondant à des principes de simplicité, de robustesse et de résilience, sans coûts cachés pour la société.

Pour aider à en définir les contours, le Low-Tech Lab, une organisation de promotion des low-tech créée en 2014, a défini trois principes permettant de qualifier un objet ou une pratique de basse technologie : 

  • L’utilité, en cela que la low-tech doit satisfaire un besoin réel et fondamental, qu’il s’agisse de technologies relatives à l’agriculture, au transport, à la santé ou à l’habitat
  • L’accessibilité puisque la low-tech doit pouvoir être utilisée par tout le monde. Son prix, son mode d’utilisation et ses méthodes de production et de réparation ne doivent donc pas constituer un frein à son adoption
  • La durabilité. De sa conception à sa fin de vie, un produit ou service low-tech est pensé pour avoir une empreinte environnementale minimale. Il est aussi réparable, facilement démantelable et recyclable

On estime que les premiers courants critiques à l’égard des nouvelles technologies émergent dans les 60 avec la prise de conscience de la pollution engendrée par ces nouveaux objets du quotidien et de la finitude des ressources fossiles et minières, contribuant chaque année à l'avancement du jour du dépassement.

Le terme low-tech est d’ailleurs identifié dès les années 70 mais il faudra attendre les crises environnementales et sociales des années 2000 pour que le concept trouve un nouveau souffle.

En France, les basses technologies ont été largement popularisées par l’ingénieur et spécialiste des ressources minérales Philippe Bihouix dans son ouvrage “L' ge des low tech” paru en 2014. Il y dénonce la croyance dans laquelle la technologie pourrait sauver la planète et alerte sur la menace que représente l’utilisation de ressources rares dans la conception de technologies devant pourtant favoriser le développement durable.

Note : la low-tech ne doit pas être confondue avec le “do it yourself”, même si ces deux courants partagent des valeurs communes et se croisent régulièrement. Elle dépasse également l’éco-conception dans la mesure où elle questionne radicalement les modèles économiques, sociaux et culturels actuels.

Critères d’une démarche low-tech

Critères plus détaillés d’une démarche low-tech - Source : Wikipédia

Pourquoi la low-tech a-t-elle émergé ?

Le terme low-tech s’est construit en réaction au terme high-tech. Il est une réponse critique à la place que prennent les nouvelles technologies dans la société ainsi qu’à leurs impacts. 

La low-tech prend en effet sa source dans plusieurs constats : 

  • Des techniques et des connaissances permettant de répondre durablement à des besoins vitaux tout en respectant les écosystèmes existent déjà
  • Le technosolutionisme ou la croyance dans laquelle les nouvelles technologies pourraient résoudre la crise climatique est une impasse
  • L’absence de recul sur l’utilité réelle de certaines “innovations” et la confiance dans le concept de progrès conduisent à l’adoption de technologies peu résilientes, gourmandes en ressources naturelles, génératrices de déchets et parfois inutiles 

Toutefois, la basse technologie n’est pas une technophobie. Au contraire même puisque les low-tech reconnaissent l’utilité de certaines hautes technologies et entendent les compléter (exemple : l’imprimante 3D, une technologie high-tech permettant de concevoir des solutions low-tech).

Au-delà de la prise de recul, l’objectif des low-tech est de permettre de faire plus avec moins en mettant l’être humain au centre des activités. En considérant la technologie comme un moyen et non une fin, les low-tech favorisent l’atteinte d’un bien-être et d’une autonomie collective, dans le respect de l’environnement. 

Elles garantissent par ailleurs l'épanouissement de chacun grâce à une reprise en main des moyens techniques et au développement de métiers dans le développement durable dignes et porteurs de sens. Elle invite enfin à explorer ce qui fonctionne déjà grâce à l’entraide, à une très bonne connaissance du terrain et à la créativité.

Ses promesses trouvent d’autant plus de sens auprès des personnes défavorisées ou vivant sur des territoires complexes. Les low-tech peuvent par exemple répondre à des besoins essentiels (eau, électricité, habitat…) dans des camps de réfugiés, des zones sinistrées ou des bidonvilles.

Low-tech : plusieurs exemples concrets

Sans surprise, l’informatique est un secteur hautement concerné par les low-tech puisqu’une poignée d’entreprises détiennent l’ensemble des services et que la filière génère chaque année des tonnes de déchets.

Les logiciels libres tels que Libre Office, Firefox ou Gimp, les services décentralisés tels que Mastodon ou les systèmes d’exploitation ouverts et utilisables sur de vieilles machines comme MiniLinux sont autant de réponses à l’hégémonie des GAFAM et autres BATX. L’entreprise Fairphone, marque éthique néerlandaise, propose quant à elle une alternative moins polluante, plus équitable et plus durable aux traditionnels smartphones du marché.

Four solaire cuisant un cake

Exemple de four solaire en fonctionnement

Les low-tech sont également présentes dans l’architecture par l’intermédiaire des matériaux biosourcés, géosourcés et parfois même recyclés. Ils donnent naissance à des habitats plus modulables, bien moins onéreux, faciles et rapides à construire.

Au quotidien, ce sont aussi de nombreux appareils et dispositifs qui peuvent être approchés sous un angle low-tech comme par exemple : 

  • Le four solaire pour préparer des plats en cuisson douce dans son jardin
  • L’aquarium avec système de filtration par les plantes et microorganismes uniquement
  • Le frigo dont le refroidissement fonctionne par évaporation (ou frigo du désert)
  • La tiny house, un habitat léger intégrant la durabilité à sa construction et son fonctionnement

Comment devenir low-tech à la maison ?

Les low-tech peuvent sans problème intégrer notre quotidien à condition de questionner tout d’abord nos besoins. Cela passe par une analyse de ce que l’on possède et qui a un coût pour l’environnement, puis par une définition de ce dont on peut se passer tout en conservant un niveau de confort acceptable.

Et les pistes sont multiples et parfois très accessibles : 

  • Se rendre au travail en vélo ou, pourquoi pas, en skateboard !
  • Baisser la température de son logement et se réchauffer à l’aide d’un pull ou d’une couverture
  • Ne jeter ses objets qu’après s’être assuré de leur non réparabilité
  • Privilégier l’achat d’appareils réparables, dont les pièces de rechange sont disponibles, embarquant le moins d’électronique possible et si possible fabriqués en France
  • Opter pour un ventilateur plutôt qu’un climatiseur et adopter les bonnes pratiques pour se protéger de la chaleur (aérer la nuit, fermer les volets le jour)
  • Supprimer le lave-linge en bout de course au profit de l’étendoir
  • Privilégier les paiements en liquide afin de limiter les paiements par téléphone ou par applications
  • Cultiver son potager pour retrouver une part d’autonomie sur son alimentation et installer un récupérateur d’eau de pluie pour l’arrosage

Composter ses déchets organiques et tendre vers le zéro déchet (avec modération toutefois, le zéro déchet étant énergivore et souvent assuré par les femmes dans le couple)

Alors, prêt à relever le défi du low-tech ?

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